La classe de 1ere francophone a participé vendredi 7 et vendredi 14 mars à une expérience intéressante et utile, en collaboration avec la Banque centrale européenne.
Le service de communication de la BCE avait écrit une nouvelle destinée à des enfants de 10-12 ans qui pourraient être la cible de faux monnayeurs. C’est en effet en se servant des enfants que les faussaires pourraient écouler les faux billets.
Dans ce récit intitulée Anna et Alex contre les faussaires, on apprend le scénario des malfaiteurs : ils entrent en contact avec un enfant sur Internet et lui proposent de faire des achats pour eux contre une petite récompense ou un petit cadeau. Le faux billet est ainsi échangé contre de vrais euros. C’est dans ce piège que tombe Philippe, un des personnages de l’histoire, mais heureusement ses amis Anna et Alex qui sont plus au courant le sauvent de ce mauvais pas et participent à la recherche des malfaiteurs.
M. Radelet, responsable du service de la communication et son collaborateur M.Kracala sont donc venus en classe avec les textes et après avoir montré aux enfants comment on reconnaissait les faux billets, deux groupes ont été constitués. Après la lecture de certains extraits, chaque groupe a beaucoup réfléchi sur les mots et les phrases les plus appropriées, les plus compréhensibles et les plus évocatrices. Pouvait-on parler de « guet-apens » ou plutôt de « piège », naviguer « sur la toile » ou « sur Internet ». ….Parfois l’histoire elle-même devait être simplifiée ou modifiée dans un souci de cohérence. Les dialogues devaient donner une impression de vérité et utiliser les expressions des jeunes. Attention, les gros mots ou les mots insultants n’étaient bien sûr pas permis. Pas permis non plus de citer des marques pour désigner des appareils dont les jeunes sont les premiers consommateurs comme les ipod.
Il fallait aussi trouver un nom pour le malfaiteur. Grâce au verlan le faussaire est devenu Fairessau.
Le récit doit devenir une plaquette illustrée de dessins. Les élèves ont examiné attentivement ces dessins et ont repéré des inexactitudes dans le costume du policier, la marque d’une voiture pouvait être identifiée. Toutes précisions fort utiles aux concepteurs….
Les élèves ont été très fiers d’avoir pu contribuer à ce travail de communication. Ils auraient bien aimé ajouter au récit des poursuites et des aventures …
La nouvelle va maintenant être traduite dans d’autres langues européennes. Ce sont leurs camarades des autres sections qui vont prendre le relais avec les traducteurs.
Claudine Tenret, enseignante