Les passions de Xavier-Laurent Petit

Vendredi 12 octobre, un écrivain est venu rencontrer les élèves de S2 et S3, qui avaient lu ses livres. Il a parlé avec beaucoup de chaleur de ses passions : l’écriture, la lecture et la randonnée en montagne…

Comment écrivez-vous ?

J’écris dans une petite pièce de ma maison sous le toit, en me mettant très tôt à l’ouvrage. Je peux écrire jusqu’à dix heures par jour. Quand je sens que ça va, je ne m’arrête pas. Je ne suis jamais à court d’idées ; il suffit de lire le journal. On trouve beaucoup d’histoires qu’on peut raconter mais la difficulté de l’écriture se pose dès le 1 er mot car un mot en suscite un autre et chaque mot doit être à sa place, juste ce qu’il faut pour laisser travailler l’imagination du lecteur. Je suis lent pour écrire, pour un roman je peux mettre plusieurs mois ou plusieurs années. Je corrige beaucoup. Quand j’ai écrit quelque chose, parfois je me suis fait plaisir mais je me demande à la relecture : est-ce utile ? Et je jette. C’est ainsi que j’avance, parfois en reculant.

Vos livres se passent dans des pays étrangers : en Mongolie, en Amérique du Sud. Etes-vous allé dans ces pays ?

Le voyage ne permet de voir que ce que le hasard vous met sous les yeux. Par l’imagination je voyage plus librement. Je m’inspire de ce que les autres racontent. Pour écrire mon livre qui se déroule en Mongolie je me suis inspiré d’un écrivain Mongol qui vit maintenant en Allemagne Galsan Tschinag qui raconte, dans Le monde gris, ce qu’il a vécu enfant ; par exemple il allait à l’école à cheval très loin de chez lui.

Vous écrivez sur la guerre. Pourquoi ?

Nous avons la chance de vivre dans des pays en paix mais il y a beaucoup de conflits autour de nous. Je cherche à faire vivre à mon lecteur ce que représente une guerre, quand elle est vécue par les gens. Sans toutefois en montrer la violence ; je la suggère mais je ne la montre pas.

Parmi les livres que vous avez écrits, lequel préférez-vous ?

Celui que je suis en train d’écrire, parce que j’en suis encore maître. Une fois publiés, les livres m’échappent. C’est chaque lecteur qui donne un sens à mes mots en fonction de ses expériences personnelles.

Aimez-vous lire ?

Mes parents m’ont incité tout petit à lire. Ma mère était professeur de philosophie et avait toujours le nez dans les livres. Je ne peux plus vivre sans lecture. Quand je pars faire de la randonnée en montagne, une de mes passions, j’emporte toujours un livre, même s’il pèse lourd dans mon sac à dos. Pour moi le monde des livres côtoie le monde réel.

A la suite de son livre Maestro, qui raconte l’histoire fictive d’un orchestre d’enfants des rues, Xavier-Laurent Petit se charge de récolter les cordes d’instrument (de guitare, de violon, de violoncelle, etc.) pour les envoyer à un orchestre d’enfants des rues d’Amérique du sud bien réel celui-là. Si vous avez des cordes à donner, faites-le nous savoir, nous les transmettrons.

Xavier-Laurent Petit a 50 ans. Il écrit surtout de la littérature jeunesse. Ses romans sont intéressants et émouvants. Ils abordent les problèmes de notre époque : pollution, guerres, maladie d’Alzheimer, etc.). Ses principaux romans disponibles à la bibliothèque :

Be safe

Maestro,

L’homme du jardin

Oasis

Le monde d’en haut

Piège dans les Rocheuses

153 jours en hiver