L’Europe à l’école

Les écoles européennes ne sont pas nombreuses : on n’en compte pour l’instant que 13, un chiffre qui va sans doute passer à 14 dans les années proches. Elles sont situées en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, en Espagne, en Italie et au Luxembourg, aux Pays-bas. Qu’ont-elles de spécial par rapport aux autres écoles ? M. Zijlstra, le directeur du secondaire, que nous avons interrogé, nous a permis d’y voir plus clair.  

Une tour de Babel organisée

Dans les écoles européennes, on entend parler beaucoup de langues. Environ 15 langues sont enseignées à l’école de Francfort, dont le suédois, le finlandais, le hongrois.

Il y a 4 sections linguistiques à Francfort ; les sections allemande, anglaise, française, italienne dispensent dans la même langue des enseignements comme les mathématiques, les sciences intégrées, la langue 1 et les sciences humaines (pour les 2 premières années).

Le nombre de sections varie selon la taille de l’école -il y a plus de dix sections à l’école de Bruxelles- et selon le pays où elle se trouve : par exemple à Mol, en Belgique, il y a une section néerlandophone pour les élèves qui parlent néerlandais, une des trois langues du pays.

Chaque école doit nécessairement proposer les 3 langues véhiculaires : le français, l’allemand, l’anglais.

Un peu d’histoire

La première école européenne a été créée à Luxembourg en 1953 pour accueillir les enfants des membres de la C.E.C.A (communauté européenne de charbon et de l’acier), la première organisation européenne, pour leur donner un enseignement complet dans leur langue maternelle.

Notre école de Francfort, quant à elle, a été ouverte en 2002 pour les enfants de la Banque centrale européenne. Elle s’est déjà agrandie. Un bâtiment de l’école maternelle a été rehaussé mais il faudrait aussi plus de place pour le sport.

Ecole publique ou privée ?

La réponse est double : l’école est publique parce que les financements sont en majeure partie publics : les bâtiments de notre école sont financés par le ministère des Affaires étrangères allemand ; la plupart des professeurs sont payés par leurs gouvernements nationaux. La commission européenne verse la plus grosse part du budget.

Mais l’école est aussi une école payante pour les enfants dont les parents ne travaillent pas à la BCE. A ce titre, c’est une école «privée ».

Elle a en fait un statut à part ; elle est considérée comme une organisation internationale. C’est une école intergouvernementale.

Qui dirige ces écoles ?

Un conseil d’administration regroupe des membres de la Commission européenne, le secrétaire général et ses assistants, la direction de l’école, ainsi que les représentants des parents d’élèves, des élèves, des professeurs. Les réunions se font trois fois par an. L’instance la plus élevée est le Conseil supérieur.

Interview réalisée par Charles, Dominic et Christopher, S3

30 nationalités à l’école de Francfort

Parmi ces 30 nationalités, 22 sont européennes, on trouve par ordre quantitatif décroissant des Allemands, des Italiens, des Français, des Anglais, mais aussi des Espagnols, des Portugais, des Néerlandais…  trois Slovaques, deux Maltais un Hongrois, un Slovène.

Pourquoi y a-t-il autant de nationalités ?

Dans la Banque européenne, les parents viennent de différents pays de même que certains parents qui travaillent dans les entreprises .

Merci à Mme Jacobsen pour les informations qu’elle nous a fournies